Les récentes données macro-économiques indiquent un ralentissement de l’économie mondiale et des perspectives d’inflation. Malgré les politiques monétaires de reflation, implémentées depuis 2009, le risque de déflation n’a jamais été aussi fort.
La production industrielle au Japon a reculé pour le deuxième trimestre consécutif et risque de mettre à nouveau le pays en récession. Il est fort probable que le ralentissement de l’économie chinoise s’étend et impacte, plus que prévu, ses principaux partenaires commerciaux.
La faiblesse du secteur manufacturier aux USA et dans le monde et le retrait des capitaux investis dans les marchés émergents risquent d’accélérer le ralentissement de la croissance et de freiner la consommation mondiale. Aux USA, le recul des exportations depuis 2 mois et la modeste création d’emplois mettent en danger l’amplitude et la durabilité de la consommation américaine.
Les récentes statistiques dans le secteur manufacturier en Allemagne et en Angleterre ne font que confirmer cette tendance.
Les récentes statistiques dans le secteur manufacturier en Allemagne et en Angleterre ne font que confirmer cette tendance.
Les banques centrales devraient réagir mais le faible impact des politiques monétaires accommodantes (QE), jusqu’à présent, sur la croissance et l’inflation devraient les inciter à trouver d’autres outils monétaires et d’autres moyens de relance économique. Bien que leur politique a permis aux principales entreprises cotées en bourse d’améliorer considérablement leur bilan et leur santé financière, le consommateur n’en n’a que peu bénéficié.
D’un côté, et à l’instar de la BNS pour les taux d’intérêts, la Fed, la BCE et la BOJ pourraient en plus de plus de QE, instaurer des taux d’intérêt négatifs, fixer les taux d’intérêts et augmenter l’objectif cible d’inflation.
Nous doutons cependant que cela suffise à raviver suffisamment et durablement le consommateur et la croissance. Nous sommes d’avis qu’il faut faire plus du côté de la demande, en réduisant la charge fiscale des consommateurs et en augmentant les aides directes aux consommateurs. Il est possible de le faire sans augmenter les déficits publics et de reconsidérer certaines dépenses et/ou manque à gagner.
Ne rien faire, reviendrait à créer plus de déséquilibres, décrédibiliserait encore plus nos dirigeants actuels et pourraient mettre en péril nos modèles économiques actuels.
Marc Vifian
Responsable de la Recherche Suisse et Européenne
Banque Morval
Responsable de la Recherche Suisse et Européenne
Banque Morval
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire