lundi 21 mars 2016

Macro : L’Hibernatus économique Par Michel Santi · Le 21 mars 2016

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Par Michel Santi · Le 21 mars 2016
Pourquoi les repères sont-ils perdus ? Et pourquoi la droite et la gauche – de tous les pays occidentaux- semblent-elles appliquer la même politique économique, à quelques nuances cosmétiques près ? Où sont les clivages d’antan dans lesquels nous nous retrouvions – et pour lesquels nous nous affrontions – tous ? C’était la gauche qui défendait les dépenses publiques et les redistributions des richesses censées établir une société plus équitable. Pendant que la droite plaidait pour des finances publiques équilibrées afin de réduire l’intervention et le pouvoir de l’Etat à sa plus simple expression.
L’essentiel du débat et des déchirements était donc centré autour de la fiscalité jusqu’à ce que la politique monétaire – celle mise en place par les banques centrales – ne vienne brouiller les pistes et harmoniser les clivages traditionnels. Une école de pensée apparut et devait dominer les débats publics en gros dès l’arrivée au pouvoir de Reagan aux Etats-Unis et de Thatcher en Grande Bretagne qui, sous l’impulsion de Milton Friedman, unit progressivement sous sa bannière gauche et droite dont la vie fut quasiment du jour au lendemain facilitée. Ces deux bords irréconciliables furent en effet soulagés – et par la même occasion déresponsabilisés- par les enseignements de Friedman selon lesquels la politique de la banque centrale était bien plus déterminante pour l’activité économique et pour la croissance que la politique fiscale de leur Etat de tutelle.
A même de relancer la croissance en réduisant le loyer de l’argent, la banque centrale pouvait donc mettre ses liquidités à disposition du marché qui en disposerait ainsi à bon escient et de manière optimale. De fait, les années 1990 et le début des années 2000 furent des périodes de prospérité occidentales qui vinrent à l’appui de cette thèse monétariste. Quant aux cracks boursiers des années 2000 et 2007/2008, ils ne représentaient que des accidents de parcours provoqués par la lenteur de ces mêmes banques centrales à remonter le levier de leurs taux d’intérêt afin de contenir les bulles spéculatives du moment. Cette approche nouvelle réduisait donc l’ancien débat existentiel et passionné de la fiscalité – c’est-à-dire du choix de société – à des réajustements techniques et à leur moment opportun de la part de la banque centrale.
La question n’était donc absolument plus de savoir quel capitalisme voulait-on, mais plutôt quels leviers fallait-il activer et à quel moment afin d’assurer que le robinet des liquidités puisse en tout temps s’adapter aux besoins du marché. Du coup, la définition du capitalisme passait des mains des politiques à celles de la banque centrale, et plus généralement du système financier. Si ce n’est que notre monde se retrouve aujourd’hui dans une situation ubuesque où les banques centrales n’ont strictement plus aucun pouvoir car confrontées au plancher du taux 0. Tandis qu’il leur suffisait d’appuyer mécaniquement sur quelques boutons pour relancer la croissance et l’inflation en baissant des taux quand ils sont autour de 4 à 5%, elles en sont réduites actuellement à rendre leurs taux négatifs – c’est-à-dire à faire payer les prêteurs ! – pour tenter de lutter contre la déflation.
Alors que nos économies entrent fermement et sûrement en période de glaciation, les banques centrales sont emmurées comme Hibernatus et dans l’impossibilité de réagir car à bout de munitions. C’est à peu près à ce moment que nos élus devraient intervenir pour ramener la politique – la vraie – au centre du débat démocratique

vendredi 4 mars 2016

INFOS BOURSE DE LA NUIT DU 3 AU 4 MARS 2016

L'euro stable face au dollar dans l'attente des chiffres de l'emploi américain

Tokyo (awp/afp) - L'euro restait quasiment stable vendredi face au dollar sur un marché prudent dans l'attente des chiffres de l'emploi américain pour février qui seront publiés dans la journée.


Vers 07H00 GMT (08H00 HEC), l'euro, qui avait nettement progressé jeudi, s'effritait à 1,0950 dollar contre 1,0957 dollar la veille à 22H00 GMT (et 1,0865 dollar mercredi soir).


La monnaie unique européenne montait un petit peu face à la devise nippone, à 124,64 yens contre 124,56 yens jeudi soir.


Le dollar gagnait aussi un peu de terrain face à la monnaie japonaise, à 113,83 yens contre 113,69 yens la veille au soir.


Le peu de variation des taux de change s'explique par le fait que les opérateurs sont prudents dans l'attente de la publication des chiffres mensuels sur l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de février, qui donneront une bonne indication sur l'évolution de la croissance de la première économie de la planète, soulignaient les opérateurs.


Les analystes prévoient en moyenne pour février la création de 190.000 emplois et un taux de chômage stable à 4,9%.


Ces statistiques de l'emploi interviennent dans le sillage de bons chiffres sur le front de la croissance américaine depuis le début de la semaine même si jeudi une série d'indicateurs plus mitigés ont été publiés aux Etats-Unis. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont ainsi légèrement augmenté, alors que les analystes s'attendaient à une faible baisse.


"De nouveaux chiffres solides feraient beaucoup pour rassurer sur la santé de l'économie américaine et pourraient rehausser les attentes du marché quant à la possibilité d'un nouveau resserrement monétaire par la Réserve fédérale cette année", a relevé Omer Esiner, chez Commonwealth Foreign Exchange.


La Fed fait en effet de l'amélioration notable et pérenne de l'emploi et de l'accélération de l'inflation les deux éléments déclencheurs d'un resserrement monétaire.


Si en plus les chiffres de vendredi révèlent une progression du salaire horaire, "cela pourrait encourager le comité de politique monétaire à relever le loyer de l'argent, si la présidente Janet Yellen reste confiante dans les chances d'arriver à l'objectif de 2% d'inflation", a noté David Song, chez DailyFX.


Mais avec le mauvais début d'année sur les marchés financiers, "les conditions économiques mondiales agitées conduisent les marchés à penser qu'une hausse de taux est peu probable à court terme", rappelait Brenda Kelly, analyste chez London Capital Group.


Autre facteur de prudence sur le marché, la Banque centrale européenne (BCE) se réunira la semaine prochaine, et beaucoup attendent de nouvelles mesures d'assouplissement.


La BCE soutient déjà l'économie à hauteur de 60 milliards d'euros mensuels de rachats d'actifs, ce qui a pour effet collatéral de diluer la valeur de la monnaie unique. Toute extension de ce programme risquerait donc d'accentuer la pression sur l'euro.


Vers 07H00 GMT, la livre britannique était quasilent stable face à la monnaie européenne, à 77,33 pence pour un euro, et baissait un peu face au billet vert, à 1,4160 dollar pour une livre.


La devise suisse était en légère hausse face à l'euro, à 1,0860 franc pour un euro, ainsi que face au billet vert, à 0,9917 franc pour un dollar.


La monnaie chinoise progressait face au billet vert, s'affichant à 6,5231 yuans contre 6,5347 yuans pour un dollar à la fin des échanges jeudi à 15H30 GMT.


Cours de vendredi Cours de jeudi


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07H00 GMT 22H00 GMT


EUR/USD 1,0950 1,0957


EUR/JPY 124,64 124,56


EUR/CHF 1,0860 1,0873


EUR/GBP 0,7733 0,7730


USD/JPY 113,83 113,69


USD/CHF 0,9917 0,9924


GBP/USD 1,4160 1,4174


bur-pre/ggy


(AWP / 04.03.2016 08h19)
http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=682295 

 

Le pétrole à la hausse en Asie


Singapour - Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse en Asie vendredi, après des déclarations du ministre nigérian du Pétrole annonçant une prochaine réunion des producteurs de brut en Russie.

Les cours ont perdu plus de 60% depuis juin 2014, quand le baril se négociait à 100 dollars, et ce en raison d'une offre largement excédentaire, que ne parviennent plus à absorber des économies -notamment chinoise- en plein ralentissement.

Tout indice d'une prochaine baisse de la production est accueillie avec enthousiasme par les investisseurs.

Jeudi, le ministre nigérian du Pétrole Emmanuel Ibe Kachikwu a indiqué selon l'agence Bloomberg qu'une réunion interviendrait le 20 mars et prédit un mouvement spectaculaire des prix.

Dans les échanges électroniques en Asie, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en avril prenait 24 cents à 34,81 dollars vers 04H00 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne du brut, pour livraison en mai, gagnait 11 cents 37,18 dollars.

Les deux contrats ont pris environ deux dollars depuis la semaine dernière, en raison des espoirs d'une réduction de la production.

Si les grands producteurs comme l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak acceptent de geler la production, cela pourrait aider. Mais les fondamentaux du marché restent globalement inchangés, a déclaré Bernard Aw, d'IG Markets Singapour.

Le marché a été relancé ces derniers temps par un accord sur un gel de l'offre entre l'Arabie saoudite, meneur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), et Moscou, qui lui est extérieur, même si les marchés espèrent surtout une vraie baisse de la production. 

Les cours bénéficient également du fait que le ministère américain de l'Energie (DoE) ait annoncé que la production avait reculé pour la sixième semaine consécutive, se rapprochant par le haut du seuil des neuf millions de barils par jour (bj).



(©AFP / 04 mars 2016 05h40) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=682257 

La Bourse de Tokyo finit en légère hausse

vendredi 4 mars 2016 08h06

TOKYO (Reuters) - La Bourse de Tokyo a bouclé vendredi une quatrième séance consécutive de hausse après avoir passé toute la matinée légèrement dans le rouge dans un climat de prudence à l'approche de la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis au mois de février.
L'indice Nikkei a gagné 54,62 points, soit 0,32%, pour repasser la barre des 17.000 points, à 17.014,78. Le Topix, plus large, a pris 0,46% à 1.375,35.
Sur l'ensemble de la semaine, le Nikkei progresse de 5,10%, enchaînant une troisième hausse hebdomadaire de suite.
L'appétit des investisseurs pour le risque a été émoussé par l'imminence de l'annonce des statistiques de l'emploi américain, déterminantes pour le calendrier que choisira la Réserve fédérale pour les hausses de taux à venir.
Du côté des valeurs, Sharp a bondi de 9,42% suite à un article du Nikkei évoquant des avancées en vue du rachat du groupe d'électronique par le taïwanais Foxconn, également appelé Hon Hai Precision Industry.
(Joshua Hunt; Patrick Vignal pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Hausse prudente à Wall Street avant les chiffres de l'emploi

jeudi 3 mars 2016 22h43

par Noel Randewich
NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en légère hausse jeudi sous la conduite des banques et des valeurs de l'énergie qui ont poursuivi leur redressement récent dans le sillage des cours du pétrole, permettant à l'indice Standard & Poor's de revenir à son meilleur niveau depuis deux mois.
La séance a été plus hésitante toutefois, nombre d'investisseurs préférant rester sur la touche à la veille de la statistique mensuelle de l'emploi toujours déterminante pour l'évolution des taux d'intérêt de la Réserve fédérale.
L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a pris 44,58 points, soit 0,26%, à 16.943,90 et le S&P-500, plus large, a gagné 6,95 points ou 0,35% à 1.993,40. Le Nasdaq Composite a de son côté grignoté 4,00 points (0,09%) à 4.707,42 après avoir passé l'essentiel de la séance dans le rouge.
La progression modeste du S&P-500 fait suite à quatre semaines de rebond qui ont permis à l'indice de limiter sa perte à 2,5% depuis le début de l'année, contre plus de 10% à la fin du mois de janvier.
"On reste sur un beau parcours grâce à la stabilisation des cours du pétrole et à des données macro-économiques positives", commente Art Hogan, stratège chez Wunderlich Securities à New York. "Aujourd'hui les investisseurs sont restés en mode d'attente à la veille des chiffres de l'emploi, et on a aussi eu des prises de bénéfice."
La statistique des créations d'emplois non agricoles de février sera publiée une heure avant l'ouverture vendredi. Les économistes tablent en moyenne sur un solde net de 190.000 postes créés, contre 151.000 en janvier, ce qui confirmerait la résilience du marché du travail et conforterait le scénario d'une remontée progressive des taux de la Fed cette année.
Pour autant, les indicateurs du jour ont montré que la Fed, dont la prochaine réunion de politique monétaire aura lieu les 15 et 16 mars, devrait rester prudente. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté alors qu'elles étaient attendues en baisse, et l'enquête ISM sur le secteur des services a montré une contraction de l'emploi pour la première fois en deux ans.
"La probabilité d'une hausse des taux de la Fed en mars est très faible", dit Jeff Powell, directeur général de Polaris Greystone Financial Group.
JOY GLOBAL TIRE CATERPILLAR
Huit des dix grands indices sectoriels S&P-500 ont fini en hausse, seuls ceux de la santé et des technologiques échouant à revenir en territoire positif. Johnson & Johnson, en repli de 0,4%, et Microsoft (-1,1%) ont notamment pesé sur leur indice respectif.
L'indice de l'énergie, en hausse de 1,28%, a réalisé la meilleure performance dans la foulée des cours du pétrole qui restaient bien orientés au moment de la clôture, après un violent rebond de quelque 35% en moins de deux mois.
L'indice des financières a pris de son côté 0,63%.
Parmi les valeurs en vue, le constructeur d'équipements pour l'industrie minière Joy Global a bondi de 20,8% à 16,09 dollars après avoir soulagé les investisseurs en maintenant ses prévisions de résultats pour 2016. Dans la foulée, Caterpillar a pris 3,42% pour signer la meilleure performance du Dow Jones.
SolarCity, le spécialiste de l'énergie solaire, a aussi brillé avec un gain de 15,6%, à 22,49 dollars, sur des rumeurs selon lesquelles l'entrepreneur Elon Musk, actionnaire à hauteur de 22,3%, pourrait racheter la totalité du groupe et le retirer de la cote.
Staples, le géant des fournitures de bureau, a gagné 1,75% à la veille de la publication de ses résultats.
A la baisse, le distributeur Kroger a chuté de 7% à 37,80 dollars. Le groupe de supermarchés, propriétaire des enseignes Ralphs, Smith's et Food E Less, a publié un bénéfice trimestriel meilleur que prévu mais la hausse de 3,7% de ses ventes à périmètre comparable a déçu les analystes.
Dans la pharmacie, Valeant a lâché 3,8% à 64,89 dollars après l'annonce du départ de sa vice-présidente exécutive Deb Jorn. Le groupe canadien coté sur le NYSE a dû préciser qu'elle démissionnait pour raisons personnelles et que ce départ n'avait aucun lien avec l'enquête en cours de la SEC, le gendarme de Wall Street, sur la comptabilisation des ventes d'une de ses filiales.
Aux technologiques, Hewlett-Packard Enterprise a cédé 2,2% avant la publication, à la clôture, de ses premiers résultats trimestriels depuis sa séparation de HP en novembre.
(avec Tanya Agrawal à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

Le Dow Jones gagne 0,26% à la clôture, le Nasdaq grignote 0,09%

jeudi 3 mars 2016 22h05

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en hausse de 0,26% jeudi, l'indice Dow Jones gagnant 44,24 points à 16.943,56.
Le Standard & Poor's-500, plus large, a pris 6,94 points, soit 0,35%, à 1.993,39.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 4,00 points (0,09%) à 4.707,42.
(Ces données sont susceptibles de varier encore légèrement).

Les Bourses européennes clôturent sur une baisse modérée

jeudi 3 mars 2016 18h16

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes on terminé jeudi en baisse modérée, pénalisées par les secteurs de la chimie et de la pharmacie dans un environnement global apaisé par des indicateurs rassurants et un sursaut du pétrole.
Les cours du brut, dont les oscillations provoquent des remous sur les marchés actions, sont orientés à la hausse dans l'espoir d'un accord entre producteurs pour soutenir les prix.
Le chimiste allemand Evonik a pesé sur la tendance en reculant de près de 12% après avoir révisé à la baisse ses prévisions de bénéfice.
Les groupes pharmaceutiques ont également souffert, à l'image de Roche (-4,66%) et de Sanofi (-2,47%) après l'abaissement par Moody's de sa perspective pour l'ensemble du secteur, de "positive" à "stable". L'indice européen des valeurs pharmaceutiques a abandonné 2,43%.
À Paris, l'indice CAC 40 a cédé 0,2% (8,81 points) à 4.416,08 points. À Francfort, le Dax a reculé de 0,25% et à Londres, le FTSE a perdu 0,27%. L'EuroStoxx 50 de la zone euro a abandonné 0,31% et l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300, qui restait sur cinq séances consécutives de hausse, a fléchi de 0,56% en clôture.
Les Bourses européennes, en léger repli en début de séance, ont été rassurées un temps par les données définitives du PMI en Europe, qui montrent certes un ralentissement de la croissance mais pas aussi marqué que redouté. Et les ventes au détail dans la zone euro ont augmenté plus que prévu.
La cote a surtout été soutenue par l'indice regroupant les valeurs européennes liées aux matières premières, qui a gagné 1,44%, la plus forte hausse sectorielle en Europe, dans la foulée du pic de trois mois atteint par le cours du cuivre.
Glencore (+5,61%) et ArcelorMittal (+3,14%) figurent parmi les plus fortes hausses de l'indice Stoxx 600.
La plus forte hausse de l'Eurofirst 300 est pour Telecom Italia, qui a bondi de 5,67% sur des informations faisant état d'une rencontre entre Vivendi et des candidats potentiels au remplacement éventuel de l'actuel administrateur délégué de l'opérateur.
Sur le marché des changes, le dollar recule face à un panier de devises de référence et notamment face à l'euro, qui se traite autour de 1,0952 dollar vers 17h00 GMT.
A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street évolue légèrement à la baisse dans un marché prudent à la veille de la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis au mois de février. Des données robustes laisseraient la porte ouverte à de nouvelles hausses de taux par la Réserve fédérale cette année.
(Patrick Vignal pour le service français)

jeudi 3 mars 2016

INFOS DE LA NUIT DU 2 AU 3 MARS 2016 ET AGENDA ECONOMIQUE du jeudi 3 mars

Le pétrole sans direction en Asie


Singapour - Les cours du pétrole hésitaient jeudi, partagés entre le bond des stocks de brut américain et le déclin de la production d'or noir aux Etats-Unis, à quoi s'ajoutent les espoirs d'une réduction concertée de l'offre des grands producteurs mondiaux.

Dans les échanges électroniques en Asie, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en avril prenait cinq cents à 34,71 dollars vers 04H00 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne du brut, pour livraison en mai, reculait de six cents à 36,87 dollars.

Je pense que le seul signe positif pour le marché en ce moment c'est la production de brut américain, a déclaré à l'AFP l'analyste chez Phillip Futures Daniel Ang. 

Quand on regarde ce recul, on se dit qu'on pourrait facilement assister à de nouvelles baisses, y compris de 500.000 barils par jour, a-t-il estimé.

Le ministère américain de l'Energie (DoE) a annoncé mercredi que la production avait reculé pour la sixième semaine de suite, se rapprochant par le haut du seuil des neuf millions de barils par jour (bj).

Le DoE a également annoncé un bond de plus de 10 millions de barils des réserves de brut, qui restent au plus haut depuis plus de 85 ans, et une hausse conséquente des réserves de produits comme le gazole ou le fioul.

Mais pour Daniel Ang, les investisseurs sont devenus indifférents par rapport à la hausse des stocks, indicateur de la morosité de la demande chez le plus grand consommateur de brut au monde.

Pour que les stocks baissent à plus long terme, il faut que la production baisse. Le marché regarde plus loin en ce moment, a-t-il assuré. 

Le marché, plombé depuis près de deux ans par la surabondance générale, a été relancé ces derniers temps par un accord sur un gel de l'offre entre l'Arabie saoudite, meneur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), et Moscou, qui lui est extérieur, même si les marchés espèrent surtout une vraie baisse de la production. 

Les analystes doutent cependant que cela ait un impact véritable sur des cours inférieurs d'environ 70% de leurs sommets de la mi-2014.

Cela va être très difficile pour l'Opep de faire plus que, disons geler la production aux niveaux actuels, ce qui n'aura pas grande conséquence sur les marchés, a déclaré à l'AFP l'analyste chez CMC Markets Ric Spooner.

Mercredi à la clôture, le WTI a pris 26 cents à 34,66 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le Brent a gagné 12 cents à 36,93 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).


str/rc/ev/mda

INTERCONTINENTALEXCHANGE GROUP


(©AFP / 03 mars 2016 05h39)
http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=681890 

Wall Street hésite avant de finir en timide hausse

jeudi 3 mars 2016 06h00

 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mercredi)
* La tendance oscille avec les cours du pétrole
* L'énergie progresse, les matériaux reculent
* Une hausse des taux en mars jugée très peu probable
par Rodrigo Campos
NEW YORK, 3 mars (Reuters) - Wall Street a terminé mercredi en légère hausse une séance longtemps indécise, en raison notamment de la volatilité des cours du brut
L'indice Dow Jones a pris 34,24 points, soit 0,2%, à 16.899,32. Le Standard & Poor's 500, plus large, a gagné 8,10 points (0,41%) à 1.986,45 points et le Nasdaq Composite a progressé de 13,83 points (0,29%) à 4.703,42.
Le pétrole, dont les fluctuations influencent fortement la Bourse de New York depuis quelques mois, s'est d'abord orienté à la baisse suite à l'annonce d'une nouvelle hausse des stocks américains avant de se retourner à la hausse sur fond d'espoir d'un accord sur un gel de la production pour soutenir les prix.
Wall Street avait fini mardi en très forte hausse, remontant à son niveau de début janvier, à la faveur d'indicateurs supérieurs aux attentes attestant de la bonne tenue de la première économie mondiale.
"Le marché a été très nettement 'suracheté' hier", dit Jeffrey Saut, chargé de la stratégie investissements chez Raymond James Financial.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 214.000 emplois en février, davantage que ce que prévoyaient les économistes, selon l'enquête mensuelle publiée mercredi par ADP, le spécialiste de l'externalisation de la gestion des ressources humaines.
Ces données, publiées conjointement par ADP et Moody's Analytics, paraissent deux jours avant la publication des chiffres officiels de l'emploi aux Etats-Unis qui portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public.
LE DOLLAR EFFACE SES GAINS
Le marché a entendu en outre la Réserve fédérale dire que l'économie américaine avait continué de s'améliorer de début janvier à fin février, mais dans des conditions extrêmement variables en fonction des régions et des secteurs d'activité.
Les dépenses des ménages ont augmenté mais l'activité manufacturière a stagné et reste pénalisée par la vigueur du dollar, la faiblesse de la demande du secteur de l'énergie et des perspectives mondiales qui se dégradent, écrit la banque centrale dans son "livre beige" sur l'état de la conjoncture récente.
Ces signaux mitigés rendent peu probable une nouvelle hausse de taux lors de la prochaine réunion de politique monétaire de l'institution, les 15 et 16 mars.
La Fed a relevé ses taux en décembre, pour la première fois depuis près de 10 ans. Le calendrier qu'elle adoptera pour de prochaines hausses demeure incertain en raison notamment du ralentissement de l'économie mondiale, des turbulences sur les marchés financiers et de la faiblesse des pressions inflationnistes aux Etats-Unis.
Du côté des valeurs, le secteur des matériaux a été pénalisé par une chute de 7,77% pour Monsanto après que le premier producteur mondial de semences a réduit sensiblement ses prévisions de résultats 2016 en mettant en avant la vigueur du dollar et des pressions sur les prix.
La meilleure performance sectorielle est pour l'énergie, dont l'indice a pris 2,45%.
Sur le marché des changes, le dollar a d'abord progressé face au yen et à l'euro avant d'effacer ses gains, les traders doutant de plus en plus de la poursuite à court terme de la divergence entre les politiques monétaires des deux côtés de l'Atlantique.
Sur le front de la dette, la santé plutôt rassurante de l'économie américaine ranime l'appétit pour le risque et diminue l'attrait les valeurs refuge comme les Treasuries, dont les rendements progressent.
(Patrick Vignal pour le service français)

Chine/Indicateurs-La croissance du secteur des services rechute en février

jeudi 3 mars 2016 04h32

 (RPT)
PEKIN, 3 mars (Reuters) - Principaux indicateurs économiques chinois du mois:
* INDICE PMI CAIXIN DES SERVICES À 51,2 EN FÉVRIER
3 mars - La croissance dans le secteur des services a ralenti en février, alors qu'elle avait atteint son rythme le plus soutenu depuis six mois le mois précédent, montre une enquête publiée jeudi qui ajoute aux maux de l'économie chinoise.
L'indice Caixin-Markit des directeurs d'achat est retombé à 51,2 en février, après 52,4 en janvier.
Contrairement à l'indice du secteur manufacturier, il reste néanmoins en croissance et assez nettement au-dessus du plus bas de 17 mois atteint à 50,2 en décembre.
Le sous-indice mesurant les nouvelles affaires a lui aussi son coup de frein le plus net depuis quatre mois, passant de 52,9 en janvier à 51,7 le mois dernier.
En 2015, la contribution du secteur des services au PIB s'est élevée à 50,5%, dépassant la barre des 50% pour la première fois.
* INDICE PMI DU SECTEUR MANUFACTURIER A 49,0 EN FÉVRIER
1er mars - L'activité dans le secteur manufacturier s'est contractée en février pour le septième mois d'affilée, selon l'indice officiel des directeurs d'achats du secteur (PMI) publié mardi.
Il s'est établi à 49,0 en février contre 49,4 le mois précédent, en dessous de la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction sur une base mensuelle. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur 49,3.
L'indice PMI s'affiche à son plus bas niveau depuis novembre 2011, ce qui sous-entend que la situation économique continue de se détériorer en ce début 2016 malgré les récentes mesures de soutien de la Banque centrale.
La croissance économique chinoise a ralenti l'an dernier, à 6,9%, son niveau le plus faible depuis 25 ans.
* INDICE PMI CAIXIN-MARKIT MANUFACTURIER A 48,0 EN FÉVRIER
1er mars - L'activité manufacturière s'est contractée pour le douzième mois d'affilée en février, selon l'indice Caixin-Markit des directeurs d'achat (PMI) du secteur publié mardi.
Il s'est établi à 48,0, moins que les 48,4 de janvier et que les 48,3 attendus par les économistes. L'indice reste nettement en dessous de la barre de 50 qui sépare la croissance de la contraction sur une base mensuelle.
La composante de l'emploi a reculé à 46,0 contre 47,0 en janvier, au plus bas depuis janvier 2009/
L'enquête de Caixin-Markit est davantage centrée sur le secteur privé et les petites et moyennes entreprises.
* Pour retrouver les principaux indicateurs publiés en février: (Service économique)

Zone euro et FMI peinent toujours à s'accorder sur la Grèce

mercredi 2 mars 2016 17h45

par Jan Strupczewski
BRUXELLES (Reuters) - Les représentants de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) en charge du dossier grec peinent à s'accorder sur les réformes qu'Athènes doit encore mettre en oeuvre, au risque de reporter le déblocage d'argent frais et le début des négociations sur l'allègement de la dette du pays, ont dit des responsables au fait du dossier.
Le Grèce est maintenue à flot depuis 2010 par une succession de plans de renflouement de la zone euro et du FMI qui ont déjà été en désaccord dans le passé sur les mesures à réclamer aux autorités grecques mais sont parvenus à aplanir leurs différends jusqu'à présent.
La perspective d'un troisième plan de sauvetage pour la Grèce a suscité des réserves au sein du FMI qui souhaite qu'il soit l'occasion de remettre le pays sur pied.
"Le principal problème maintenant est le désaccord entre les institutions (créancières), parce que cela va nuire à la crédibilité de toute solution", a dit un haut responsable. "Il faut qu'ils s'entendent et s'accordent sur un scénario et des mesures de politique" économique.
Les représentants de la zone euro et du FMI espèrent parvenir à un compromis sur la Grèce dans la semaine en vue de la réunion de l'Eurogroupe de lundi prochain. Des représentants de l'un et l'autre partie doivent se retrouver lors d'un dîner à Bruxelles mercredi pour débattre du sujet.
Tant qu'un accord n'est pas trouvé, il n'est pas possible de décider si Athènes a respecté les exigences initiales pour le déblocage de nouveaux prêts et la zone euro ne peut pas lancer les discussions sur un allègement de la dette qui permettrait de la rendre soutenable.
AUCUN REMBOURSEMENT MAJEUR AVANT JUILLET
La Grèce n'est confrontée à aucun remboursement majeur sur sa dette avant le mois de juillet, ce qui laisse amplement le temps à ses créanciers de trouver un compromis. Mais les discussions, qui traînent en longueur, risquent de miner la confiance des investisseurs.
"Si nous entrons maintenant dans un cycle pour savoir si cet examen (de la situation de la Grèce) sera mené à bien ou pas, cela entraînera le même genre d'incertitudes que celles que nous avons plus ou moins connues il y a un an... avec la perte de confiance et la fuite des capitaux", a dit un troisième responsable proche des créanciers.
Le différend porte principalement sur la nécessité pour Athènes de dégager un excédent budgétaire primaire, soit un excédent budgétaire hors charges de la dette, de 3,5% du produit intérieur brut en 2018 et de le maintenir à ce niveau afin de ne plus avoir à emprunter auprès des autres pays membres de la zone euro pour assurer sa solvabilité.
Les représentants du FMI ont une vision plus conservatrice que ceux de la zone euro des perspectives de croissance de l'économie grecque, sachant que l'expérience montre qu'Athènes a plutôt été en dessous des objectifs en la matière au cours des dernières années.
Le FMI considère que l'excédent primaire devrait être de l'ordre de 2% en 2018 avec les réformes actuellement proposées par Athènes sur la base d'une hypothèse de croissance d'environ un point de pourcentage inférieure aux prévisions de la zone euro. Pour le FMI, Athènes devrait en conséquence avoir un programme de réformes plus ambitieux, notamment dans le domaine le plus politiquement sensible, celui des retraites.
(avec Paul Taylor à Bruxelles et Gernot Heller à Berlin, Marc Joanny pour le service français, édité par Véronique Tison)

La BCE peut aller plus loin, dit Benoît Coeuré

mercredi 2 mars 2016 20h00

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne n'a pas atteint ses limites en matière de politique monétaire, a déclaré mercredi Benoît Coeuré, membre du directoire de l'institution.
Les marchés s'attendent à voir la BCE baisser à nouveau la semaine prochaine son taux de facilité de dépôt, déjà en territoire négatif, afin de tenter de faire remonter l'inflation dans la zone euro.
"Je ne dirais pas que la politique monétaire a atteint ses limites", a déclaré Benoît Coeuré en réponse à une question d'un député européen à Bruxelles.
"Mais je voudrais ajouter (...) que les autres politiques, en particulier les politiques budgétaires, peuvent contribuer à la croissance", a-t-il ajouté.
(Francesco Canepa; Patrick Vignal pour le service français)

L'économie américaine s'améliore, selon la Réserve fédérale

mercredi 2 mars 2016 20h37

WASHINGTON (Reuters) - L'économie américaine a continué de s'améliorer dans la plupart des districts de début janvier à fin février mais les conditions sont extrêmement variables en fonction des régions et des secteurs d'activité, déclare mercredi la Réserve fédérale.
Les dépenses des ménages ont augmenté mais l'activité manufacturière a stagné et reste pénalisée par la vigueur du dollar, la faiblesse de la demande du secteur de l'énergie et des perspectives mondiales qui se dégradent, écrit la banque centrale dans son "livre beige" sur l'état de la conjoncture récente.
La situation continue de s'améliorer sur le front de l'emploi mais les hausses de salaires varient "considérablement" d'une région à l'autre, dit encore la Fed.
Ces signaux mitigés rendent peu probable une nouvelle hausse de taux lors de la prochaine réunion de politique monétaire de l'institution, les 15 et 16 mars.
La Fed a relevé ses taux en décembre, pour la première fois depuis près de 10 ans. Le calendrier qu'elle adoptera pour de prochaines hausses demeure incertain en raison notamment du ralentissement de l'économie mondiale, des turbulences sur les marchés financiers et de la faiblesse des pressions inflationnistes aux Etats-Unis.
(Lindsay Dunsmuir; Patrick Vignal pour le service français)

Les Russes d'accord pour geler leur production de pétrole

mercredi 2 mars 2016 17h26

MOSCOU (Reuters) - Les producteurs russes de pétrole sont d'accord pour geler leur production de brut cette année à son niveau du mois de janvier afin de soutenir le marché, a déclaré mercredi le président Vladimir Poutine.
"Dans l'ensemble, nous sommes parvenus à un accord sur le maintien de la production (en 2016) au niveau de janvier", a-t-il dit lors d'une réunion du gouvernement au lendemain d'une rencontre avec les dirigeants des compagnies pétrolières du pays.
Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, avait négocié en février avec les représentants de trois pays de l'Opep, dont l'Arabie saoudite, un premier accord mondial depuis 15 ans sur le pétrole, les différentes parties cherchant ainsi à enrayer la chute de 70% des cours depuis leurs pics de juin 2014.
Ni Vladimir Poutine, ni Igor Setchine, le patron de la puissante compagnie pétrolière Rosneft, ne s'étaient encore exprimés publiquement sur cette initiative, laissant planer un doute sur les intentions d'une industrie pétrolière russe largement influencée par le Kremlin.
Selon des chiffres publiés mercredi par le ministère de l'Energie, la production russe est effectivement restée stable en février par rapport à janvier, à 10,88 millions de barils par jour - pratiquement son niveau le plus élevé depuis 30 ans.
Même après les propos de Vladimir Poutine, des incertitudes demeurent quant à la portée réelle de l'accord de Doha puisque l'Iran, tout juste de retour sur la scène internationale après des années d'isolement, entend bien relancer sa production.
"Il a été souligné qu'il fallait poursuivre le travail avec d'autres grands pays producteurs", a déclaré Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, au sujet de la réunion d'hier avec les principales compagnies pétrolières du pays.
Alexandre Novak, le ministre de l'Energie, avait indiqué mardi que l'Iran pourrait faire l'objet d'un traitement à part compte tenu de sa situation particulière.
Il a ajouté que Moscou espérer qu'un accord final sur un gel interviendrait en mars lors d'une réunion élargie de pays producteurs.
Le produit intérieur brut de la Russie s'est contracté de 3,7% l'an dernier, en grande partie à cause de la chute des prix du brut. Le pétrole et le gaz naturel représentent à eux seuls la moitié du budget de l'Etat.
(Daria Korsounskaïa et Denis Pintchouk, Véronique Tison pour le service français)

AGENDA ECONOMIQUE du jeudi 3 mars

mercredi 2 mars 2016 18h09

 (Supprime les stocks des entreprises US)
    ** HEURE DE PARIS (GMT+1) **
 
    
 PARIS :
 - 07h30 Taux de chômage au sens du BIT / T4
 - 09h50 Indices PMI des services et composite / février
 - 10h50 Adjudication de 8,0 à 9,0 milliards d'euros d'OAT long terme, dont une
         nouvelle OAT 0,50% mai 2026 
    
 AMIENS, Somme :
 - Sommet franco-britannique 
    
 TOKYO :     
 - Indice PMI Markit des services / février
    
 PEKIN :     
 - Indice PMI Markit des services / février (définitif) 
    
 BERLIN :    
 - 09h55 Indice PMI Markit des services / février (définitif) 
     
 LONDRES :   
 - 10h00 Indice PMI Markit services en zone euro / février (définitif) 
 - 10h30 Indice PMI Markit des services / février
    
 BRUXELLES : 
 - 11h00 Ventes au détail en zone euro / janvier
    
 WASHINGTON :
 - 14h30 Inscriptions au chômage / semaine au 27 février
 - 14h30 Productivité, coûts du travail / T4 (révisé) 
 - 16h00 Indice ISM des services / février
    
 BRASILIA :

 - PIB / T4
www.jascapital.com
Serge Poznanski